Le marché des paris sportifs en ligne atteint des sommets en 2025

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Les listes de vainqueurs et les reportages consacrés aux gagnants fournissent également des éléments concordants : les quatre premiers concours organisés par la Ligue contre le cancer en 1936 récompensèrent 407 gagnants, dont 24 femmes, soit environ 6 % [24], et parmi les lauréats on remarque la présence d’un instituteur et d’un chef de service [25] ; quant au concours du 28 janvier 1939 organisé par la firme d’Édimbourg, W.S. Murphy, il comptait 3 femmes parmi ses 11 vainqueurs [26].

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Les sources parlementaires multiplient aussi les références aux origines sociales des pronostiqueurs : ainsi, en 1938, le député catholique Marcel Philippart rappela, lors d’un débat portant sur l’augmentation des taxes sur les paris sportifs, que les sociétés de pronostics drainaient « l’argent [dans] toutes les classes de la société, mais principalement dans la classe ouvrière et la petite bourgeoisie » et il ajouta que cela concernait « l’un et l’autre sexe » [27]. Enfin et surtout, une étude de 1951 du Centre belge pour l’étude de l’opinion publique et des marchés démontra que les ouvriers et les commerçants avaient une meilleure opinion des paris sur les matches de football que les employés et les professions libérales [28]. À l’occasion, ces consommateurs s’organisaient en clubs pour mutualiser leurs mises, et même en syndicat pour défendre leurs intérêts : une Union belge des amateurs de concours vit le jour, vraisemblablement en 1937, appuyé de son organe officiel, Le Vainqueur/De Winnaar, qui concurrençait les autres journaux et publications spécialisées. 16 Par ailleurs, il ne faut pas oublier, parmi les acteurs du marché des paris sportifs, de faire un sort aux dépositaires, qui étaient les intermédiaires indispensables entre les sociétés de paris et les joueurs.

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À leurs yeux, la première chose à faire était d’imposer une réglementation plus stricte dans ce secteur. Leur idée était d’exiger une caution de 100 000 francs belges de chaque firme de paris, et un certificat de moralité de toute personne prétendant en exploiter une. De plus, ils proposaient de confier à l’office des comptes chèques postaux le versement des gains aux gagnants, comme cela se faisait en Angleterre. Enfin et surtout, ils rejetaient la taxation pure et simple, car ils estimaient qu’une partie des revenus devait être réservée aux fédérations sportives ainsi qu’au Front sportif, un organisme fondé en 1934 sous l’impulsion du ministre des sciences et des arts, le libéral Lippens, et dont le but était de promouvoir le sport, notamment en aidant les sportifs belges à participer aux Jeux olympiques [34]. D’après leur discours, depuis l’introduction des activités physiques dans le pays dans les années 1860, l’État belge avait été défaillant, se contentant d’un encouragement moral sans soutien financier – à l’exception de l’organisation des Jeux olympiques d’Anvers de 1920.

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La réforme de la taxation offrait une excellente opportunité de combler cette lacune. Ils prenaient pour exemple la Suède, pays dans lequel les taxes sur les concours de pronostics permettaient de reverser, selon eux, un peu plus de 43 millions de francs belges au monde sportif, afin de faciliter la construction d’installations sportives ou la participation des athlètes aux grandes compétitions internationales [35]. Si le chiffre avancé par leur représentant à la Chambre correspondait en fait à la totalité des recettes des paris sportifs suédois pour l’année 1937-1938, et non au montant reversé au monde des sports, qui était de l’ordre de 18,5 millions de francs belges seulement [36], il reste que les libéraux se revendiquaient en connaissance de cause du modèle suédois. En cela, ils soutenaient les attentes du monde sportif, notamment de l’Union belge de football, qui réclamait une part des recettes des sociétés de paris sportifs. Jusqu’alors, le Front Sportif et l’URBSFA en avaient certes reçu des subsides, respectivement de Littlewoods [37] et du Tilleur, mais au seul titre des œuvres de bienfaisance : ils souhaitaient désormais s’assurer des rentrées d’argent plus régulières et plus importantes.

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24 Victime de son hétérogénéité [38], le monde catholique était divisé sur la question des paris sportifs. À la Chambre, ses orateurs déploraient l’existence même des pronostics. Pour Marcel Philippart, rapporteur de la commission en charge d’étudier le projet de loi d’augmentation de la taxe, les paris sur les matches de football étaient « un mal » en soi. La critique principale qui leur était faite était de capter l’épargne des classes populaires : il eût été préférable que l’argent des familles modestes fût consacré à autre chose qu’au jeu. À partir de 1931, ils perçurent une commission sur chaque bulletin vendu. Il s’agissait le plus souvent de libraires ou de cafetiers, qui ajoutaient cette activité à leur métier ordinaire, mais on trouvait aussi de véritables professionnels, dont la boutique se consacrait exclusivement à la collecte des paris.

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En 1938, on en totalisait près de 5 000 dans la seule agglomération bruxelloise [29]. 17 L’émergence de ce marché original et dérégulé s’expliquait par l’absence d’intervention de l’État.

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Le premier gouvernement tripartite dirigé par le socialiste Paul-Henri Spaak proposa donc une nouvelle loi portant la taxe de 4,4 à 15 %. 18 À la vérité, ce n’était pas la première fois qu’un gouvernement manifestait son intention de taxer plus lourdement les revenus générés par le ballon rond. Il faut dire que, dans le domaine des loisirs, le produit de la fiscalité avait beaucoup mieux résisté dans le secteur du football que dans les autres : malgré la crise de 1929, les taxes sur les spectacles sportifs – pour l’essentiel les rencontres de football – avaient continué de croître de façon continue – si l’on excepte un recul en 1931 –, tandis que celles sur les cinémas et les dancings avaient connu une chute ininterrompue, qui dura au moins jusqu’en 1933 [31]. Aussi, en 1937, un arrêté royal avait remis en cause une loi de 1920 qui permettait à l’Union belge de football, en tant qu’organisme reconnu d’utilité publique, de récupérer les deux tiers de la taxe qu’elle versait au fisc au titre des spectacles sportifs. Derrière cette décision, il fallait voir l’influence des socialistes Henri De Man et Joseph Wauters, qui, dans le gouvernement tripartite du libéral Paul-Émile Janson, occupaient respectivement les portefeuilles des finances et de la santé publique – ce dernier était alors le ministère de tutelle de l’URBSFA.

📅 Jeudi 11 juin 2026

Les caciques de la fédération de football protestèrent contre cette mesure, affirmant notamment qu’un arrêté royal ne pouvait remettre en cause une loi, mais rien n’y fit : les deux ministres socialistes refusèrent de les recevoir et campèrent sur leur position. Finalement, le comité exécutif de l’Union belge de football, représenté par son président Oscar Van Keersbeeck, qui était membre du parti libéral, obtint d’être reçu par des responsables libéraux, parmi lesquels le Premier ministre et le Ministre des transports, Hendrik Marck, et la mesure fut abrogée. 19 Le nouveau projet de loi du gouvernement Spaak consistait donc à taxer les mises sur le football à hauteur de 15 %, sans aucune possibilité de ristourne aux sociétés de paris, qu’elles fussent à vocation commerciale ou caritative, ce qui revenait à fiscaliser plus lourdement le football que les courses de chevaux [32]. Tous les grands courants de la vie politiques belge s’emparèrent de la discussion législative pour élargir le débat et prendre position sur les paris sportifs. 20 Les communistes, représentés bet paris sportif f1 2026 à la Chambre par Alice Degeer-Adère, s’exprimèrent contre le projet d’augmentation.

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Selon elle, cette nouvelle législation pénaliserait les sociétés de pronostics à but non lucratif, ainsi que les associations caritatives qui leur étaient associées. Envisagés dans une perspective philanthropique, ces paris sportifs devaient être tolérés et non surtaxés, d’autant plus que, la même année, le gouvernement avait amputé le budget de la santé publique de 30 à 40 % : 22 En revanche, pour les communistes, il convenait de ne pas encourager les sociétés à but lucratif. La députée Degeer-Adère proposa de les encadrer strictement, notamment en plaçant leur comptabilité sous le contrôle des tribunaux et d’une commission spécialisée. D’une façon plus générale, le soutien du parti communiste à ce loisir populaire s’observait dans son organe de presse, L’Avenir du Peuple, qui publiait régulièrement les résultats des concours et livrait ses propres pronostics. 23 Les libéraux n’étaient pas non plus hostiles aux paris sur les matches de football, mais ils en dénonçaient les dérives. Les paris mutuels sur les courses de chevaux ayant été autorisés [30], les gouvernements successifs ne pouvaient guère se permettre de mener une politique restrictive à l’égard des seuls paris sportifs dans le football. Plus important encore, ils ne pouvaient oublier l’intérêt fiscal représenté par ce secteur d’activité, puisque les mises collectées par les sociétés spécialisées supportaient une taxe de 4 %, à laquelle fut ajouté, en mars 1932, un additionnel – terme désignant, dans le vocabulaire fiscal belge, un prélèvement supplémentaire – fixé à 0,4 %. L’enjeu financier et politique des paris sportifs s’affirma avec une acuité particulière lorsque de graves difficultés budgétaires se firent jour : ayant été confrontée à une série de chocs monétaires et financiers au cours du second semestre 1937, la Belgique envisagea, en 1938, d’accroître la taxation sur les paris sportifs. La mesure était d’autant plus séduisante que, si jusqu’au milieu des années 1930, les sociétés de pronostics belges avaient connu des difficultés en raison de la crise et de la déflation, à partir de cette date, l’amélioration de la conjoncture et la dévaluation de la monnaie avaient très nettement réorienté leurs recettes à la hausse – la société du Tilleur en est une parfaite illustration (graphique 1). En 1938, on estimait à près de 100 millions de francs belges le montant des sommes misées sur les matches de football.

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Le premier gouvernement tripartite dirigé par le socialiste Paul-Henri Spaak proposa donc une nouvelle loi portant la taxe de 4,4 à 15 %. 18 À la vérité, ce n’était pas la première fois qu’un gouvernement manifestait son intention de taxer plus lourdement les revenus générés par le ballon rond. Il faut dire que, dans le domaine des loisirs, le produit de la fiscalité avait beaucoup mieux résisté dans le secteur du football que dans les autres : malgré la crise de 1929, les taxes sur les spectacles sportifs – pour l’essentiel les rencontres de football – avaient continué de croître de façon continue – si l’on excepte un recul en 1931 –, tandis que celles sur les cinémas et les dancings avaient connu une chute ininterrompue, qui dura au moins jusqu’en 1933 [31]. Aussi, en 1937, un arrêté royal avait remis en cause une loi de 1920 qui permettait à l’Union belge de football, en tant qu’organisme reconnu d’utilité publique, de récupérer les deux tiers de la taxe qu’elle versait au fisc au titre des spectacles sportifs.

  • Diversifier les types de paris : 1N2, score exact, buteur
  • Éviter de parier sur ses émotions ou son équipe préférée
  • Fixer une limite de mise par jour
  • Tenir un journal de paris pour analyser les performances

Derrière cette décision, il fallait voir l’influence des socialistes Henri De Man et Joseph Wauters, qui, dans le gouvernement tripartite du libéral Paul-Émile Janson, occupaient respectivement les portefeuilles des finances et de la santé publique – ce dernier était alors le ministère de tutelle de l’URBSFA. Les caciques de la fédération de football protestèrent contre cette mesure, affirmant notamment qu’un arrêté royal ne pouvait remettre en cause une loi, mais rien n’y fit : les deux ministres socialistes refusèrent de les recevoir et campèrent sur leur position. Finalement, le comité exécutif de l’Union belge de football, représenté par son président Oscar Van Keersbeeck, qui était membre du parti libéral, obtint d’être reçu par des responsables libéraux, parmi lesquels le Premier ministre et le Ministre des transports, Hendrik Marck, et la mesure fut abrogée. 19 Le nouveau projet de loi du gouvernement Spaak consistait donc à taxer les mises sur le football à hauteur de 15 %, sans aucune possibilité de ristourne aux sociétés de paris, qu’elles fussent à vocation commerciale ou caritative, ce qui revenait à fiscaliser plus lourdement le football que les courses de chevaux [32].

Match Sélection Cote
Paris SG - OM Victoire PSG & Plus de 1.5 buts 1.55
Lyon - Lille Les deux équipes marquent (Oui) 1.70
Monaco - Rennes Victoire Monaco ou Nul 1.40
Nice - Lens Moins de 3.5 buts 1.25
Marseille - Brest Victoire Marseille 1.65

Tous les grands courants de la vie politiques belge s’emparèrent de la discussion législative pour élargir le débat et prendre position sur les paris sportifs. 20 Les communistes, représentés bet paris sportif f1 2026 à la Chambre par Alice Degeer-Adère, s’exprimèrent contre le projet d’augmentation. Selon elle, cette nouvelle législation pénaliserait les sociétés de pronostics à but non lucratif, ainsi que les associations caritatives qui leur étaient associées. Envisagés dans une perspective philanthropique, ces paris sportifs devaient être tolérés et non surtaxés, d’autant plus que, la même année, le gouvernement avait amputé le budget de la santé publique de 30 à 40 % : 22 En revanche, pour les communistes, il convenait de ne pas encourager les sociétés à but lucratif. La députée Degeer-Adère proposa de les encadrer strictement, notamment en plaçant leur comptabilité sous le contrôle des tribunaux et d’une commission spécialisée.

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Les listes de vainqueurs et les reportages consacrés aux gagnants fournissent également des éléments concordants : les quatre premiers concours organisés par la Ligue contre le cancer en 1936 récompensèrent 407 gagnants, dont 24 femmes, soit environ 6 % [24], et parmi les lauréats on remarque la présence d’un instituteur et d’un chef de service [25] ; quant au concours du 28 janvier 1939 organisé par la firme d’Édimbourg, W.S. Murphy, il comptait 3 femmes parmi ses 11 vainqueurs [26]. Les sources parlementaires multiplient aussi les références aux origines sociales des pronostiqueurs : ainsi, en 1938, le député catholique Marcel Philippart rappela, lors d’un débat portant sur l’augmentation des taxes sur les paris sportifs, que les sociétés de pronostics drainaient « l’argent [dans] toutes les classes de la société, mais principalement dans la classe ouvrière et la petite bourgeoisie » et il ajouta que cela concernait « l’un et l’autre sexe » [27]. Enfin et surtout, une étude de 1951 du Centre belge pour l’étude de l’opinion publique et des marchés démontra que les ouvriers et les commerçants avaient une meilleure opinion des paris sur les matches de football que les employés et les professions libérales [28]. À l’occasion, ces consommateurs s’organisaient en clubs pour mutualiser leurs mises, et même en syndicat pour défendre leurs intérêts : une Union belge des amateurs de concours vit le jour, vraisemblablement en 1937, appuyé de son organe officiel, Le Vainqueur/De Winnaar, qui concurrençait les autres journaux et publications spécialisées.

Les portefeuilles électroniques (E-wallets) : Skrill, Neteller et PayPal

16 Par ailleurs, il ne faut pas oublier, parmi les acteurs du marché des paris sportifs, de faire un sort aux dépositaires, qui étaient les intermédiaires indispensables entre les sociétés de paris et les joueurs. À partir de 1931, ils perçurent une commission sur chaque bulletin vendu. Il s’agissait le plus souvent de libraires ou de cafetiers, qui ajoutaient cette activité à leur métier ordinaire, mais on trouvait aussi de véritables professionnels, dont la boutique se consacrait exclusivement à la collecte des paris. En 1938, on en totalisait près de 5 000 dans la seule agglomération bruxelloise [29]. 17 L’émergence de ce marché original et dérégulé s’expliquait par l’absence d’intervention de l’État.

3. Cashback et assurance sur combiné

Les paris mutuels sur les courses de chevaux ayant été autorisés [30], les gouvernements successifs ne pouvaient guère se permettre de mener une politique restrictive à l’égard des seuls paris sportifs dans le football. Plus important encore, ils ne pouvaient oublier l’intérêt fiscal représenté par ce secteur d’activité, puisque les mises collectées par les sociétés spécialisées supportaient une taxe de 4 %, à laquelle fut ajouté, en mars 1932, un additionnel – terme désignant, dans le vocabulaire fiscal belge, un prélèvement supplémentaire – fixé à 0,4 %. L’enjeu financier et politique des paris sportifs s’affirma avec une acuité particulière lorsque de graves difficultés budgétaires se firent jour : ayant été confrontée à une série de chocs monétaires et financiers au cours du second semestre 1937, la Belgique envisagea, en 1938, d’accroître la taxation sur les paris sportifs. La mesure était d’autant plus séduisante que, si jusqu’au milieu des années 1930, les sociétés de pronostics belges avaient connu des difficultés en raison de la crise et de la déflation, à partir de cette date, l’amélioration de la conjoncture et la dévaluation de la monnaie avaient très nettement réorienté leurs recettes à la hausse – la société du Tilleur en est une parfaite illustration (graphique 1). En 1938, on estimait à près de 100 millions de francs belges le montant des sommes misées sur les matches de football. D’une façon plus générale, le soutien du parti communiste à ce loisir populaire s’observait dans son organe de presse, L’Avenir du Peuple, qui publiait régulièrement les résultats des concours et livrait ses propres pronostics.

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23 Les libéraux n’étaient pas non plus hostiles aux paris sur les matches de football, mais ils en dénonçaient les dérives. À leurs yeux, la première chose à faire était d’imposer une réglementation plus stricte dans ce secteur.

Risque Description Bonne pratique pour l'éviter
Surenchère (Chasing losses) Augmenter les mises pour rattraper des pertes. Fixer une unité de mise fixe (ex: 2% de la bankroll).
Pari émotionnel Parier sur son équipe favorite sans analyse. Analyser objectivement, éviter les paris sur son club.
Trop de sélections en combiné Ajouter des paris "pour augmenter la cote". Limiter les combinés à 3-4 sélections maximum.
Négliger la valeur (value) Choisir une cote faible car l'issue semble "certaine". Ne parier que si la cote est supérieure à la probabilité estimée.
Absence de suivi Ne pas noter ses paris et performances. Tenir un journal détaillé pour analyser ses forces/faiblesses.

Leur idée était d’exiger une caution de 100 000 francs belges de chaque firme de paris, et un certificat de moralité de toute personne prétendant en exploiter une. De plus, ils proposaient de confier à l’office des comptes chèques postaux le versement des gains aux gagnants, comme cela se faisait en Angleterre. Enfin et surtout, ils rejetaient la taxation pure et simple, car ils estimaient qu’une partie des revenus devait être réservée aux fédérations sportives ainsi qu’au Front sportif, un organisme fondé en 1934 sous l’impulsion du ministre des sciences et des arts, le libéral Lippens, et dont le but était de promouvoir le sport, notamment en aidant les sportifs belges à participer aux Jeux olympiques [34]. D’après leur discours, depuis l’introduction des activités physiques dans le pays dans les années 1860, l’État belge avait été défaillant, se contentant d’un encouragement moral sans soutien financier – à l’exception de l’organisation des Jeux olympiques d’Anvers de 1920. La réforme de la taxation offrait une excellente opportunité de combler cette lacune. Ils prenaient pour exemple la Suède, pays dans lequel les taxes sur les concours de pronostics permettaient de reverser, selon eux, un peu plus de 43 millions de francs belges au monde sportif, afin de faciliter la construction d’installations sportives ou la participation des athlètes aux grandes compétitions internationales [35]. Si le chiffre avancé par leur représentant à la Chambre correspondait en fait à la totalité des recettes des paris sportifs suédois pour l’année 1937-1938, et non au montant reversé au monde des sports, qui était de l’ordre de 18,5 millions de francs belges seulement [36], il reste que les libéraux se revendiquaient en connaissance de cause du modèle suédois. En cela, ils soutenaient les attentes du monde sportif, notamment de l’Union belge de football, qui réclamait une part des recettes des sociétés de paris sportifs. Jusqu’alors, le Front Sportif et l’URBSFA en avaient certes reçu des subsides, respectivement de Littlewoods [37] et du Tilleur, mais au seul titre des œuvres de bienfaisance : ils souhaitaient désormais s’assurer des rentrées d’argent plus régulières et plus importantes. 24 Victime de son hétérogénéité [38], le monde catholique était divisé sur la question des paris sportifs. À la Chambre, ses orateurs déploraient l’existence même des pronostics. Pour Marcel Philippart, rapporteur de la commission en charge d’étudier le projet de loi d’augmentation de la taxe, les paris sur les matches de football étaient « un mal » en soi. La critique principale qui leur était faite était de capter l’épargne des classes populaires : il eût été préférable que l’argent des familles modestes fût consacré à autre chose qu’au jeu.